Après s’être intéressés à l’énergie solaire indienne, en visitant le canal de Chandrasan, Thibaut Aaron et Marine Dupont mettent, cette fois, l’éolien à l’honneur.

Quelle est la différence entre votre éolienne et celle dite classique ?

A.G. « L’éolienne domestique ne présente pas les défauts de la classique. Elle n’engendre pas de pollution visuelle, ne présente aucun risque de microclimat et n’a aucun impact sur les oiseaux ».

Peut-on parler d’une innovation donc ?

« Pas vraiment. Les éoliennes domestiques ne sont pas une nouveauté. Nous nous sommes simplement rendu compte qu’elles n’étaient pas accessibles au grand public de par leur coût élevé, contrairement au solaire ».

Comment avez-vous procédé pour baisser leur prix d’acquisition, qui s’élève à 50 000 roupies (soit moins de 700 euros) ?

« Nous nous sommes penchés sur la fabrication et sur tous les mécanismes complexes qui augmentent le coût de production. Nous nous sommes aperçus que de nombreuses pièces, indispensables à une éolienne classique, sont en revanche inutiles à une machine domestique. La première chose que nous avons éliminé, ce sont les engrenages, responsables de nombreux problèmes techniques. Nous avons donc opté pour un système innovant qui réduit le coût de production. Toujours dans cette optique, toutes nos éoliennes sont fabriquées en Inde, dans l’État du Gujarat ».