1. Si vous n’êtes pas familier avec les langues mortes, sachez que l’étymologie de la Voie lactée provient du latin « Via lactea ». Un terme lui-même emprunté au grec ancien « galaxias cyclos » signifiant « cercle de lait ».

2. Ce nom puise ses origines dans la mythologie grecque. Zeus, qui venait d’enfanter Héraclès avec une humaine, souhaita rendre son fils immortel. Il le mit donc au sein de son épouse la déesse Héra, pendant son sommeil. Mais celle-ci se réveilla et repoussa le nourrisson illégitime suspendu à sa poitrine, dont jaillit du lait qui se répandit dans le ciel. D’où la Voie lactée.

3. Si la contemplation de la Voie lactée exalte l’imagination, notamment sur l’île La Palma, réputée pour la pureté de son ciel, les données chiffrées qui s’y rapportent défient, elles, l’entendement. Galaxie spirale - signifiant qu’elle est constituée de bras d’étoiles et de gaz qui gravitent autour d’un trou noir -, la Voie lactée compterait entre 200 et 400 milliards d’étoiles dont la plus célèbre de toutes : le soleil. Á cela s’ajoutent au moins 100 milliards de planètes. Quant à son diamètre total, il est estimé entre 100 000 et 120 000 années-lumière.

4. La Voie lactée a inspiré de nombreux peintres dont le Tintoret qui interprète le mythe grec dans son tableau L’origine de la Voie lactée (1570). Un sujet qu’expérimente également Rubens dans sa toile du même nom, en 1636. Quant à Adam Elsheimer, il est le premier, en 1609, à la représenter de façon réaliste avec La fuite en Égypte.

5. Les écrivains ont, également, succombé aux charmes nébuleux de la Voie lactée. Á commencer par Victor Hugo qui lui rend hommage dans son poème « Abîme -La Voie lactée », publié dans La Légende des siècles (1855-1876). Guillaume Apollinaire, lui, célèbre la Galaxie avec son ode « La Voie lactée », intégrée au sein de son recueil Alcools, paru en 1913.