Le monoï, “l’huile sacrée” des Tahitiennes :

Ses vertus : nourrit les cheveux, hydrate et apaise la peau

Tradition : le monoï s’inscrit dans la tradition ancestrale du massage polynésien, érigé au rang de véritable art ; le tamuri empreint de spiritualité, de philosophie et de médecine. C’est non seulement le corps qui est soulagé, mais aussi l’esprit. Depuis plus de 2000 ans, les Polynésiens se frictionnent avec du monoï. Cette “huile sacrée”, sa signification en tahitien, est obtenue par macération des fleurs de tiaré, encore en bouton, dans de l’huile de coco pendant une dizaine de jours. Le tout est décanté puis filtré. Un mélange aux senteurs estivales dont nous raffolons toutes.

Au quotidien : riche en acide gras, les Polynésiennes s’en servent pour réparer leur peau et leurs cheveux après les agressions du soleil. Il protège également l’épiderme du calcaire qu’il pare d’un voile aux effluves sucrées. Grâce au film hydrophobe qu’il dépose sur la peau, le monoï protège également très bien du froid en repoussant l’eau. C’est pourquoi les plongeurs s’en étalent sur le corps avant leurs explorations sous-marines.

Le curcuma, l’épice qui réveille la beauté des Indiennes :

Ses vertus : antioxydant, purifie et guérit les problèmes de peau

Tradition : avant que les futurs mariés ne prononcent le“oui” symbolique, il est de coutume de leur appliquer sur le corps un mélange d’herbes, d’huiles végétales, de lait, de poudre de bois de santal et de curcuma, l’ingrédient principal. Cette cérémonie du Haldi, du nom indien du curcuma, purifie non seulement le teint des jeunes époux mais aussi, de façon plus symbolique, leur couple.

Au quotidien : cette épice jaune, très utilisée dans la cuisine indienne, tout comme à Zanzibar, est aussi un indispensable beauté des femmes du pays si bien qu’il est présent dans de nombreux soins comme les masques. Le rituel parfait pour obtenir une peau éclatante.

Le hammam, la vapeur purificatrice des Marocaines :

Ses vertus : élimine les toxines et bactéries, améliore la respiration

Tradition : inspirés des thermes romains, le hammam puise ses origines dans la religion musulmane qui préconise une hygiène corporelle irréprochable avant les cinq prières quotidiennes. La saleté étant associée au diable, hommes et femmes, séparément, doivent donc accomplir ce rituel pour purifier leur corps et leur âme.

Au quotidien : les Marocaines combinent ces bains de vapeur chauds, qui atteignent les 50°, avec un exfoliant au savon noir. Originaire de la cité des alizés, Essaouira, il s’agit d’une pâte composée d’un mélange d’huile d’olive et d’olives noires broyées qui a macéré dans de la mélasse avec du sel. Très riche en vitamine E, cet exfoliant doux et naturel protège la peau des agressions extérieures en la renforçant.

La noix du Brésil, reine de la forêt amazonienne :

Ses vertus : régénère la peau, protège et hydrate

Tradition : la noix du Brésil est sans conteste un fruit sacré pour les tribus de la forêt amazonienne tant ses propriétés sont multiples : en plus d’être très riche en protéines, c’est également un hydratant gorgé de vitamine A, B et E. Depuis des millénaires, les peuples indigènes en extraient l’huile, qui compose la graine à 75 %, pour fabriquer des savons qui adoucissent la peau et font briller les cheveux.

Au quotidien : les Brésiliennes utilisent l’huile de cette noix tant pour nourrir leurs cheveux et leur redonner de l’éclat que pour sublimer et hydrater leur peau. Hyper efficace : rien à voir avec un produit à la noix !

La poudre de riz illumine le visage des Japonaises :

Ses vertus : matifie et illumine la peau

Tradition : au pays du Soleil Levant, le culte de la beauté est légendaire. Dès le 18e siècle les geishas, avec leur peau blanchie et leurs lèvres rouges, en sont l’emblème. Loin de leur réputation usurpée, ces dames de compagnie chargées de divertir une clientèle fortunée par la pratique des arts ancestraux, incarnent élégance et raffinement. Celles-ci dédient un temps considérable à leur mise en beauté qui repose sur un visage maculé de blanc, symbole de pureté et de haut rang. Sous l’air d’Heian, en 794, les femmes utilisaient déjà de la poudre de riz mélangée à un peu d’eau pour obtenir une pâte blanche. Si les geishas ont longtemps utilisé un mélange à base de plomb qui a engendré de graves problèmes de peau, la poudre de riz, 100 % végétale, a aujourd’hui encore toutes leurs faveurs.

Au quotidien : les Japonaises, connues pour leur teint de porcelaine, appliquent la poudre de riz à l’aide d’un pinceau Kabuki. Sa forme ronde, inspirée des techniques de maquillage des acteurs du théâtre traditionnel japonais éponyme, permet une application uniforme. Très riche en vitamine E, elle matifie la peau et laisse un aspect soyeux : un indispensable beauté par excellence.