Baptisé « Fuena Eneta » en marquisien, soit la « Terre des hommes » en français, les îles Marquises forment, avec quatre autres archipels de l’Océan Pacifique, la Polynésie française. C’est cette île au tempérament de feu dû à ses origines volcaniques qu’Armel Le Cléac’h aimerait voir préserver pour que les générations futures, puissent, elles-aussi, en mirer les beautés. L’homme a notamment été subjugué par ses paysages où couleurs chatoyantes flirtent avec « cinquante nuances de gris ». Il a également été marqué par ses rencontres avec les locaux qui, conscients de vivre dans un cadre naturel exceptionnel, prennent le temps de l’admirer.

J'ai consacré beaucoup de temps et d'énergie pour arriver à mon objectif
"Le prix de la victoire" Le nouveau livre d'Armel Le Cléac'h.

On a l’habitude de le voir en action à terre ou en mer. Moins de l’entendre parler de son métier de skipper. À travers son livre « Le prix de la victoire », édité chez Robert Laffont, Armel Cléac’h revient pourtant sur les sacrifices qu’il a dû faire pour atteindre son objectif : gagner le Vendée Globe dont l’une des étapes phare reste celle du Cap Leeuwin. Après une première course à voile qu’il considère comme « initiatique » et une deuxième qui lui a permis de toucher son rêve du bout des doigts, la troisième réalisée en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes, fut la bonne. Une victoire qui a le goût du sel, de la mer mais aussi de la sueur, puisqu’elle demande énormément de préparation physique, technique et météorologique comme nous le livre Armel. Du temps aussi. Une quinzaine d’années plus précisément.