Forte d’une conscience écologique depuis de nombreuses années - en 1979, Berlin Ouest votait déjà une loi visant à protéger la nature -, la capitale allemande compte parmi les villes européennes les plus engagées en matière de développement durable.

À Berlin, la nature s’invite en ville

Dès la chute du mur en 1989, Berlin inscrit la végétalisation de l’espace urbain au coeur de sa reconstruction. Depuis, friches industrielles et autres zones abandonnées ne tardent pas à être reconverties en espaces verts. La fermeture de l’aéroport de Tempelhof, en 2007, a donné naissance à 386 hectares entièrement dédiés à la nature et à la détente. Aujourd’hui recouverte à près de 40 % par des espaces verts, Berlin possède au total 2 500 parcs et jardins, dont le Botanischer Garten, l’un des plus grands jardins botaniques au monde. Sans compter l’immense forêt de Grunewal, qui borde le sud-ouest de la ville. Plus de 430 000 arbres s’élèvent ainsi dans la capitale allemande, qui se fait le refuge d’une riche biodiversité. De quoi respirer à pleins poumons et oublier que l’on se trouve dans une métropole de 3,5 millions d’habitants. Si ce maillage végétal est l’occasion de s’échapper de l’effervescence berlinoise, il est, davantage encore, le reflet de la politique environnementale menée par la ville.

La Potsdamer Platz symbole des engagements écologiques de Berlin

C’est sur la Potsdamer Platz que la capitale allemande dessine les contours de la ville de demain, réaffirmant sa volonté de s’imposer comme une métropole durable. Entièrement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale puis laissé à l’abandon, ce quartier central s'apparente aujourd’hui à laboratoire du renouveau urbain. Depuis son édification jusqu’à l’utilisation des bâtiments, les architectes sont parvenus à composer avec la contrainte environnementale. Les matériaux ont ainsi été choisi en fonction de leur consommation énergétique. Résultat : toitures végétalisées, récupération des eaux de pluie ou encore climatisation remplacée par des plafonds refroidissants (via un système de circulation de l’eau froide) ont permis une économie de 50% d’énergie par rapport aux autres constructions de taille similaire. La Potsdamer Platz s’érige comme une vitrine à la gloire de la transition énergétique. Un défi au long cours dont l’Allemagne fait une priorité, s'engageant à couvrir, d’ici 2050, 80 % de ses besoins en électricité avec les énergies renouvelables.