Les beautés du désert

Les 8 millions de kilomètres carrés du désert du Sahara ont rendu célèbres dans le monde entier ces images de dunes de sable dorées à perte de vue. Non loin de là, les dunes du désert de Rub al-Khali (le « Quart vide »), sur la péninsule arabique, se déplacent en permanence sous l’effet des vents. Mais le désert peut prendre plusieurs formes. Un désert gelé en Antarctique : la plus grande étendue désertique du monde. Avec un sol recouvert à 98 % par la glace, on oublie trop souvent que le continent du pôle Sud ne reçoit quasiment aucune pluie et n’a jamais connu d’habitat humain permanent.

En Amérique du Sud, on trouve les célèbres déserts de sel, les « salars », comme celui d’Uyuni, en Bolivie, dont les grandes étendues opalines attirent des visiteurs venus du monde entier. Ces étendues dépeuplées se retrouvent y compris en altitude, comme dans la Vallée de la Lune, au Chili. Érodés et modelés par des millénaires de vent et d’eau, les canyons et les crêtes confèrent à la vallée son aspect lunaire et chaotique. Avec leurs magnifiques lagunes inter-dunaires, véritables piscines naturelles d’eau douce et transparente, les Lençóis Maranhenses, au Brésil, offrent quant à elles la perspective rare d’une rencontre entre le paysage désertique et l’élément aquatique.

Désertique mais pas nécessairement déserté

Malgré leurs conditions extrêmes, nombre de déserts n’en sont pas moins habités. Les chèches indigos des Touaregs, surnommés les « hommes bleus », font partie intégrante du paysage lumineux du Sahara. À cheval sur l’Algérie, la Libye, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, ils perpétuent une culture de caravaniers habitués à vivre dans le désert. Mêmes traditions nomades dans le désert de Gobi, où les Mongols se sont adaptés à la pauvreté du sol en déplaçant régulièrement leurs yourtes, des maisons circulaires en toile. Ces peuples du désert intègrent dans leur vie quotidienne cette dépendance à la terre et ancrent leur culture dans des paysages à la fois arides et grandioses.