1- S’il tire ses origines de l’époque romaine, le bain de vapeur, tel que nous le connaissons, naît sous l’Empire ottoman. Après la prise de Constantinople, en 1453, le sultan Mehmet II le Conquérant fait construire des hammams pour son usage privé ainsi que celui de ses fils.

2- Ce n’est qu’au 19e siècle que l’Europe, qui connaissait déjà le thermalisme, découvre les plaisirs du bain turc. Alors en plein mouvement orientaliste, des peintres comme Jean-Auguste-Dominique Ingres se découvrent une passion pour cette pratique répandue dans tout le bassin méditerranéen. Dans Le Bain turc (1862), ce dernier représente d’ailleurs le monde clos du hammam des femmes. Un lieu dans lequel aucun homme ne saurait être autorisé…

3- Dans les pays nordiques, le sauna (« bain » en finnois) est une tradition vieille de plus de 2 000 ans. Avec une température plus élevée que le hammam, ces cabanes en bois offrent un bain de chaleur sèche (entre 3 et 20 % d’humidité). Il est courant de se baigner ensuite dans un lac ou dans une rivière – même si la surface est gelée !

4- Selon la tribu amérindienne des Sioux, les bains de vapeur constituent  un rituel sacré.. C’est ainsi que lors de cérémonies visant à guérir ou à expier, ces derniers tentent de communiquer avec les esprits dans une hutte à sudation (ou inipi) abritant un puit central, dans lequel ils arrosent des pierres chauffées.

5- Les Aztèques, à ne pas confondre avec les Mayas, possédaient des « maisons de chaleur » (ou temazcal) dans lesquelles ils effectuaient des cérémonies curatives destinées à purifier le corps après un effort physique, une bataille ou une maladie. Aujourd’hui encore, ces bains sont utilisés pour ses bienfaits pour le corps et l’esprit.