À l’instar de la Guadeloupe, bastion de rêve des petites Antilles, la Barbade est une perle brillant dans la mer des Caraïbes, limitrophe avec l’océan Atlantique. Un petit bijou d’une superficie de 431km2 dont les richesses naturelles, elles, ne se mesurent pas. Située à quelques kilomètres à l’ouest de l’île de Sainte-Lucie et de son aiguille volcanique, la plus orientale des îles du Vent se laisse volontiers bercer par le souffle tropical des alizés.

Des vents qui permettent ainsi de tempérer le climat sur l’île, lui garantissant une douceur de vivre. Mais contrairement aux autres pépites insulaires des petites Antilles, la Barbade n’essuie pas les colères du vent, ne souffrant pas de violentes tempêtes ni d’ouragans– hormis le cyclone tropical Janet qui fit trembler les Antilles en 1955 –. Les habitants, très croyants pour la plupart, aiment ainsi à penser que Dieu est Barbadien, raison pour laquelle il épargne leur île.

Un souffle charmant

Si les vents caractérisent la Barbade, et plus largement tout l’arc antillais, ils participent également au charme de ce petit coin de paradis. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les plantations de cannes à sucre onduler et les palmiers ébouriffés, mais aussi d’écouter son sifflement lorsqu’il frappe aux portes des petites maisons en bois peintes dans des couleurs acidulées.


Sur une colline, au nord-est de l’île, témoin de la puissance et de l’utilité des Alizés : le moulin à vent de Morgan Lewis. Construit en 1727, il est l’un des deux derniers dédiés au broyage des cannes à sucre encore en état de marche sur la Barbade. Les visiteurs les plus gourmands peuvent ainsi se délecter de son jus de canne à sucre, si délicieux qu’il en volerait presque la vedette au juteux melon de Guadeloupe.

La Barbade, pour glisser sous le vent

Sur les terres, si les mangroves et les forêts tropicales ont pris place sur les zones les moins soumises aux vents, contrastant avec les paysages fleuris des lieux plus abrités, les alizés répandent aussi leur souffle sur les plages. Pour le plus grand bonheur des amateurs de sports de glisse et de voile. L’est de la Barbade, choyé par les vents, recèle ainsi de spots plébiscités par les surfeurs. C’est notamment le cas de Bathsheba, ville où se rompent les vagues déchaînées de l’océan Atlantique et bordée de falaises rocheuses.

Quant au sud de l’île -la plus venteuse- il se révèle être le paradis des véliplanchistes, en quête de sensations fortes. Les autres se laisseront davantage séduire par une plage plus calme -à choisir parmi les 60 que recense la Barbade-, entre sable fin, cocotiers et eaux limpides. Ces plages paradisiaques ont aussi le vent en poupe.