Dans l’ancien royaume du Siam, chaque repas est l’occasion de pousser l’art culinaire à son apogée. Même la cuisine de rue, les Thaïlandais étant très friands de « street food », ne laisse rien au hasard. Encore moins l’assaisonnement, véritable touche nationale qui sublime les plats. Et plus particulièrement le riz.

Le riz, pierre angulaire de la cuisine thaïlandaise

Si les rizières participent au mythe de l’Asie, c’est sans doute en Thaïlande que le riz occupe la place la plus importante. Cette céréale est consommée si régulièrement que le verbe « manger » se dit « gin kôw » en thaïlandais, soit « manger du riz ». Pilier de la gastronomie nationale, ces longs grains blancs peuvent être cuisinés de différentes façons. La plus célèbre ? Le « kôw nĕe o », comprenez le « riz gluant ». On peut également les faire frire, les transformer en vermicelles, les incorporer à une soupe ou à un dessert… Un éventail de possibles s’offre chaque jour aux Thaïlandais, qui consomment du riz pratiquement à chaque repas. Et ce, dès le petit déjeuner.

Combinaison de saveurs

Pétrie de diverses influences, la cuisine thaïlandaise s’apparente à un syncrétisme culinaire. Chinoise, birmane, vietnamienne... Nombreuses sont les traditions gastronomiques à avoir enrichi ses effluves. Mais c’est auprès de la culture culinaire hindoue et de son équilibre des saveurs, que la Thaïlande s’est mitonné sa plus belle signature gustative. Chaque mets, dont le célèbre pad thaï, repose ainsi sur un savant équilibre entre le salé, le sucré, l’acide et l’amer. Pour contrebalancer le piquant des piments, les habitants ajoutent ainsi du lait de coco ou du sucre de palme. Tout est une question de dosage. Un seul impératif : que les recettes aient du goût. Les herbes aromatiques, comme la citronnelle ou la coriandre, les currys d’épices et le « Namp Pla », de la saumure de poisson, trônent dans toutes les cuisines thaïlandaises dignes de ce nom. De quoi mijoter des repas qui réveillent les papilles.