C’est un paysage stupéfiant pour le moins atypique. La Presqu’île de Giens est une étendue de sel et de sable, suspendue entre ciel et mer, qui vous mène jusqu’à un rocher juché d’un charmant village. Avec Porquerolles, Port-Cros et le Levant, l’île de Giens appartenait encore à l’archipel des îles d’Or il y a quelques 3 000 ans. Émergés à quelques encablures seulement de la côte azuréenne, les sédiments se sont accumulés au fil du temps pour former deux cordons de sable parallèles, des « tombolos »,un phénomène géologique rare qui relie depuis la presqu’île à la côte.

Exploités par les hommes depuis le 10ème siècle, des marais salants se sont formés dans cet espace avant de céder le pas en 1995 face à la production du sel camarguais. Fermée à la circulation d’octobre à mai, cette « route du sel » est maintenant dédiée à la protection de la faune et la flore. C’est à pied ou à vélo que se découvre la remarquable réserve ornithologique de l’étang des Pesquiers, entre les deux bancs de sable. Un repaire pour plus de 200 espèces d’oiseaux sur la route de migration à découvrir avec beaucoup de respect, comme le rappelle l’acteur Arthur Jugnot. Peut-être alors vous pourrez apercevoir un flamant rose, surprendre le vol d’un héron ou dénicher un lis maritime, une fleur très rare et protégée qui fleurit l’été dans le sable du pourtour méditerranéen.

La Presqu'île de Giens, le secret le mieux gardé de la Côte d'Azur