C'est la forêt amazonienne que Laurent Voulzy souhaiterait voir préserver. Une jungle immense, dense et sombre de 55 millions d’années qu’il considère comme un écrin recelant mille et un trésors-plus de 16 000 espèces d’arbres et 8 000 espèces de plantes comme l’orchidée- dont les plus beaux restent à découvrir. Une des raisons pour lesquelles cette forêt primaire couvrant près de deux-tiers du continent sud-américain, soit d’une superficie égale à celle de deux fois la France, mérite d’être protégée par l’Unesco. En tout cas, une chose est sûre, elle suscite l’admiration du chanteur.

La samba a toujours été présente chez moi
"Belem" Le nouvel album de Laurent Voulzy

Après Belle-Île-en-mer dans le Morbihan, c’est sur les plages d’Ipanema que Laurent Voulzy nous emmène -là où il a enregistré quatre de ses chansons- avec son nouvel baptisé Belem. Un nom choisi pour ses multiples références, puisque c’est aussi celui d’un des voiliers à trois mâts les plus anciens encore en état de navigation, d’un quartier de Lisbonne et de sa tour éponyme, d’une forêt située au cœur du parc naturel régional du Perche et de l'autre nom de Bethléem. Pour le chanteur-compositeur, ce disque est un retour à son premier amour : la samba, musique qui, selon lui, génère espoir et ferveur à Rio. Après l’avoir intégrée en filigrane dans plusieurs de ses titres, à l’instar du « Soleil Donne », du « Rêve du pêcheur » et de « Slow Down », il lui consacre aujourd’hui tout un album. À 68 ans. Preuve que l’amour ne vieillit pas.