En 2015, les amateurs de tennis présents à Roland-Garros avaient découvert une ruche inédite abritant 60 000 abeilles pour souligner leur rôle dans la reproduction végétale. Cette année, leur regard se porte sur une installation novatrice : un arbre presque aussi vrai que nature, dont chaque feuille tient lieu de micro-éolienne. Chacune d’entre elles produit de l’électricité dès qu’elle détecte un souffle d’air, même faible. Le principe ? Allier haute technologie et ressource naturelle pour transformer les habitudes de consommation en les rendant de plus en plus autonomes. C’est ce que l’on appelle l’autoconsommation.

"Planter" des arbres innovants pour mieux consommer demain

L’énergie électrique libérée par les soixante trois turbines en forme de feuilles, l’Arbre à Vent peut alimenter trente-deux téléphones ou autre appareil électronique en même temps. Cette énergie produite correspond à 83 % de la consommation d’électricité annuelle d’un ménage français, hors chauffage. Il s’agit de proposer une électricité décarbonée pour une consommation immédiate, locale et responsable. En encourageant toujours plus le public à l’utilisation d’énergies renouvelables, l’implantation de cette innovation à Roland-Garros s’inscrit dans une démarche de sensibilisation aux territoires durables. Pour soutenir l’éolien urbain comme solution énergétique de demain, un Arbre à Vent avait ainsi été présenté par la fondation ENGIE lors de la COP21 à l’entrée du site du Bourget.

Avec une forme organique particulièrement esthétique, la sculpture se fond parfaitement dans son environnement.