La Bretagne, ce n’est pas seulement la Côte d’Émeraude, la baie de Quiberon ou encore le golfe du Morbihan. Et pour cause, si les rivages de l’Atlantique ne sont jamais très loin, à l’intérieur des terres, la région revêt un tout autre visage. Dans le Finistère, elle s’épanche ainsi de collines en collines, laissant échapper quelques blocs rocheux sur son passage. Un lieu indompté dont les vertes nuances convoquent l’Écosse et le Pays de Galles. Bienvenue dans les monts d'Arrée.

Un massif au charme dépouillé

Les monts d’Arrée ont vu le jour durant l’ère Paléozoïque, considérée comme la première période géologique, il y a 300 000 millions d’années. Une illustre chaîne de montagnes donc, bien plus vieille que les Alpes. Pourtant, ici, point de cimes qui défient les nuages comme le mont Blanc, ni même de neige éternelle et encore moins de glaciers. Juste des vallons tapissés d’interminables landes rousses, de bocages verdoyants et d’amas rocheux. Une impression de déjà-vu ? Normal, ces paysages rappellent ceux des légendaires Highlands en Écosse et de l’emblématique Connemara irlandais.

Point culminant des monts d'Arrée, et plus largement de toute la Bretagne, le Roc'h Trevezel atteint… 385 m de hauteur ! Malgré sa faible altitude, il constitue un belvédère de choix pour observer la beauté décharnée des lieux. Le plus célèbre sommet des monts d’Arrée reste toutefois la montagne Saint-Michel de Brasparts. Une popularité que cette dernière doit à sa forme caractéristique et à ses pentes abruptes emmitouflées de verdure. Coiffée d’une chapelle construite au 17e siècle, seule trace d’une lointaine présence humaine, elle insuffle un irrépressible sentiment de solitude. D’autant que le vent s’engouffrant dans les ajoncs est ici la seule compagnie.