Central Park, véritable forêt urbaine

Là encore New York surprend : se réfugier dans Central Park pour échapper à la ferveur de la ville et être confronté à l’immensité verte. Le parc se visite donc à pied, à vélo, en calèche mais toujours avec un plan. Niché entre la 110e et la 59e rue, du nord au sud, imaginez le nombre de blocks à parcourir pour le traverser. Voici quelques points de repères. Vous entendrez sans doute parler de Great Lawn qui est la plus grande pelouse du parc située à proximité du MET(le Metropolitan Museum of Art). Les New-Yorkais l’apprécient pour sa vue dégagée et s’y retrouvent pour pique-niquer.

Le tapis vert laisse peu à peu place à une étendue bleue appelée modestement le Reservoir alors que le lac mesure tout de même 2,5 kilomètres de diamètre. Un lac majeur si l’on considère qu’il a été rebaptisé le Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir en hommage à l’ancienne Première dame, habituée des lieux. Dans Central Park, les écureuils sont partout et ne sont pas farouches mais c’est en vous enfonçant dans la partie la plus sauvage du parc (the ramble) que vous en verrez le plus. Quinze hectares de pure évasion dans lesquels l’épaisse végétation vous fait oublier votre situation géographique en plein cœur de Manhattan.

S’il vous faudra plus d’une seule visite pour faire le tour, Central Park est appréciable à toutes les saisons avec une préférence à l’automne pour un aperçu de l’été indien aussi flamboyant qu’en Gaspésie, au Canada.

La High Line, une terrasse végétale longue de 2,3 km

C’est une initiative que l’on doit aux New-Yorkais et plus particulièrement à l’association des Amis de la High Line qui ont insisté auprès de la mairie de la ville pour ne pas laisser cette voie ferrée aérienne en friche. Construite à l’origine pour désengorger le Meatpacking, quartier des abattoirs dans lequel défilaient bestiaux, piétons et automobilistes, la High Line tombait en désuétude avant de revivre en 2009, sous la forme d’un jardin suspendu avec l’ouverture d’un premier tronçon. Deux autres suivront en 2011 et 2014. Au-delà de l’attraction qu’elle représente pour les New-Yorkais, il y a un réel enjeu écologique derrière cet espace vert largement inspirée de la Coulée verte (ou la Promenade plantée) située dans le 12e arrondissement de Paris et longue de 4,5 km. L’espace est préservé, si l’accès est gratuit, il est réglementé afin de ne pas rompre l’équilibre des écosystèmes en place. Les sols sont garantis sans pesticide et les végétaux sont considérés avant tout comme un repaire pour les insectes et les oiseaux.

La High Line est aussi un formidable lieu d’échange : de nombreuses rendez-vous et activités sont organisés par les Amis de High Line qui font d’elle un projet collectif au cœur des préoccupations actuelles : réintégrer la biodiversité dans la ville et réintroduire une interaction avec les populations urbaines, d’une part entre elles et d’autre part avec la nature. Une initiative qui se prolonge avec le développement des toits végétalisés et des potagers communautaires qui prennent racine sur les rooftops new-yorkais.