Une fabuleuse biodiversité sous-marine

Depuis 1985, le Parc national de Port-Cros gère 80 % de la surface de Porquerolles. L’organisme a pour but de protéger le patrimoine naturel de l’île, aussi bien dans les terres que sous la mer. Car si les espaces terrestres sont riches en faune et en flore sauvage, les eaux turquoise qui les entourent abritent aussi de nombreuses espèces.

Ainsi, les fonds sableux sont sans cesse fouillés par des bancs de rougets en quête de nourriture. Le coralligène abrite des mérous et des murènes, tandis que l’herbier de posidonie, élément majeur du maintien des équilibres littoraux, accueille des oursins, des saupes, des daurades ou des sars.

Le Sanctuaire Pelagos : 8 500 espèces protégées

Espace maritime sans frontières crée dans les années 80, le sanctuaire Pelagos recouvre 87 5000 km² allant de la France, à l’Italie en passant à Monaco. Cette gestion tripartite facilite la protection des cétacés et des 8 500 espèces qui habitent et transitent par ces fonds marins. L’idée est de protéger évidemment ces animaux marins mais c’est aussi un espace d’observation et de concertation. Ainsi, la vie de ces espèces sont étudiées, analysées afin qu’elles s’épanouissent au large des eaux méditerranéennes. Le Sanctuaire Pelagos est bien la preuve que l’activité humaine et le tourisme cohabitent très bien avec la préservation de la planète.

Une règlementation stricte mais indispensable

Afin de protéger cette richesse sous-marine, chaque habitant, visiteur, plongeur ou pêcheur se doit d’adopter un comportement respectueux de la nature.

Les plongeurs, par exemple, ont interdiction de se rendre sur les sites sensibles et de nourrir les poissons. Des bouées d’amarrage écologiques, réservées aux bateaux de plongées, ont également été mises en place par le Parc national de Port-Cros.

Concernant le mouillage des bateaux, les eaux limpides qui entourent l’île ont été divisées en zones, accessibles ou non selon le type d’embarcation. Le port de plaisance interdit le mouillage sur ancre lors de la pleine saison, et plusieurs bouées sur corps-morts permettent aux bateaux de s’amarrer sans abîmer l’écosystème.

Enfin, et toujours dans un souci de protection des fonds marins, le comité scientifique du Parc National de Port-Cros encourage les ancres écologiques. Contrairement aux ancres classiques, elles n’occupent qu’une surface infime sur le fond marin et n’ont donc qu’un impact limité, voire inexistant, sur l’herbier de posidonie. Une bonne nouvelle pour les poissons mais aussi pour les amoureux de Porquerolles, perle rare de la Méditerranée.

L'île de Porquerolles dans le golfe de Hyères.