La nature aux portes de la ville

À Reykjavik, la nature omniprésente esquisse des contrastes saisissants, entre le dynamisme d’une capitale et la douceur de vivre d’un village. Ceinturée de landes brumeuses et de lagons fumants, elle se découvre avant tout à l’aune de ses paysages. Depuis sa plage jonchée de pierres volcaniques jusque sur les berges du lac Tjörnin, il y règne une atmosphère bucolique sur laquelle l’Esja et ses sommets enneigés semblent veiller. Impassible, cette éminence rocheuse fait ployer la ligne d’horizon sous ses crêtes affûtées. Des panoramas emblématiques qui lui valent le surnom de « montagne de Reykjavik ». Terre promise des amateurs d’émotions fortes, la capitale islandaise se situe à proximité du « cercle d’or », comprenez les trois sites naturels les plus époustouflants du pays. Un trio constitué du Geysir de Stokkur, des chutes de Gullfoss et du parc national de Thingvellir. Ici, la terre accidentée et les entailles abyssales témoignent du point de rencontre entre les plaques tectoniques eurasiatique et nord-américaine. Des instantanés de toute beauté qui confèrent à la ville une puissance magnétique.

Les énergies renouvelables : le moteur de Reykjavik

À Reykjavik, comme dans le reste de l’Islande, la glace tutoie sans cesse les volcans. Une nature aussi imprévisible que fragile dont elle a su tirer parti pour mieux la préserver. Riche en eau et forte d’un sous-sol bouillonnant, la ville s’est tournée, dès le milieu du 20e siècle, vers l’hydroélectricité et la géothermie, qui consistent à exploiter la puissance de l’eau et la chaleur du sol. Elle possède d’ailleurs le plus grand système de chauffage géothermique au monde. Aujourd’hui, Reykjavik est exclusivement alimentée par les énergies renouvelables. Quant aux véhicules, ils expérimentent l’alimentation à l’hydrogène. Depuis 2003, une flotte de bus de ce type est en circulation dans les rues de la capitale. Une révolution énergétique qui sert un objectif national : devenir, à l’horizon 2050, le premier pays au monde totalement indépendant des ressources fossiles.