Franco-guatémaltèque, Santiago Billy pose ses valises au Guatemala en 1975 pour effectuer un stage avec le CNRS. Sa mission ? Étudier les oiseaux et les reptiles de la « laguna perdida », une zone humide isolée dans la forêt tropicale, au nord du pays. Si les années ont passé, l’homme n’a rien perdu de sa passion pour la nature. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de se démener pour la protéger. C’est cet engagement sans failles pour la planète qui a poussé les membres de CLIMACTION à partir à sa rencontre dans le cadre de leur Energy Transition Tour, soutenu par ENGIE*.

L’instigateur des aires protégées au Guatemala

Si le Guatemala possède aujourd’hui des zones protégées, c’est grâce à Santiago Billy. Soucieux de préserver la richesse naturelle du pays, ce dernier mûrit cette idée dans son coin jusqu’à ce jour de 1982. Alors qu’il distribue des magazines, il croise le président de l’association de protection des forêts, unique association environnementaliste du Guatemala à cette époque. Après une brève discussion, l’homme lui offre la possibilité de rencontrer un haut responsable du régime en place, qu’il convainc en un tour de bras. Santiago est alors nommé responsable des eaux et forêts du Guatemala. Un an plus tard, la dictature militaire tombe. Le pays s’engage vers la voie de la démocratie et les premières élections présidentielles sont organisées. Santiago se rapproche des candidats pour infuser son idée de sanctuaire de biodiversité. En 1986, Marco Cerezo, élu à la tête du pays, inaugure le premier ministère de l’Environnement et nomme Santiago responsable de la création des aires protégées du Guatemala et de leur administration. Trois ans plus tard, le congrès du Guatemala approuve enfin la création de havres de paix pour la nature.

Un pari gagné pour Santiago qui peut être fier de ses efforts puisque le pays compte aujourd’hui 44 aires protégées, 7 parcs nationaux, 5 réserves naturelles, 7 biotopes et plus de 50 réserves privées. Dont la sienne. S’il a pris sa retraite de la vie politique, cet amoureux de l'environnement a acquis, en 2005, un vaste terrain de 50 ha sur les rives du lac Petén Itzá qu’il a transformé... en réserve de biodiversité, bien sûr !