Pourquoi la mobilité durable ?

Mobilité durable ou encore écomobilité, deux expressions pour une seule et même définition, à savoir : le recours à des modes de transport plus respectueux de l'environnement. Le but ? Diminuer notre empreinte carbone, qui correspond au volume de dioxyde de carbone émis par la combustion des énergies fossiles, afin que les villes se changent progressivement en territoires à énergie positive, aussi appelés TEPOS. C’est-à-dire, des villes qui s’engagent en faveur de la transition énergétique, se tournant vers les énergies durables. L’un des grands champs d’action de cette mutation ? La mobilité bien sûr.

Représentant 77% des gaz à effet de serre, le CO2 est en partie responsable du réchauffement climatique. À forte concentration dans l’air, il est également nocif pour la santé. Aujourd’hui, 35% des émissions de CO2 proviennent des transports. Et pour cause, en Europe, les habitants prennent le volant lors des ¾ de leurs déplacements. Changer ses habitudes de transport devient donc une nécessité à la fois environnementale mais aussi sanitaire. Un enjeu auquel tente de répondre la mobilité durable, afin que citoyens, collectivités locales et entreprises roulent ensemble vers un avenir meilleur.

Comment repenser le transport ?

Exit la voiture donc, notamment au coeur de l’espace urbain, déjà saturé par le trafic automobile. La mobilité durable opte pour des moyens de transport dits doux, comme la marche à pied ou le vélo, que les Pays-Bas ont érigé en petite reine. Dépourvus de tout moteur, ces derniers sont bénéfiques, à la fois, pour la planète, et la santé. Si dans les zones rurales, ces modes de transport permettent de renouer avec la nature, en ville ils deviennent un gain de temps. Une combinaison gagnante à laquelle il est très simple de succomber. D’autant plus que les collectivités territoriales, soutenues par l’Union Européenne, développent, depuis quelques années, leurs réseaux de pistes cyclables et leur parc de vélos en libre-service. Avec son plan vélo 2015-2020, Paris souhaite ainsi augmenter de 15% la part du deux-roues dans les transports de la capitale. Une ville plus responsable et plus respirable, que l’Europe nous fait entrevoir chaque année, depuis 2002, lors de sa semaine de la mobilité durable. Point d’orgue de cet évènement, la journée sans voiture, reprise par divers pays à travers le monde. Ces sept jours doivent désormais s’imposer comme la nouvelle norme en matière de transport afin que les générations futures puissent respirer à pleins poumons.

Alors roulez jeunesse, d’autant plus que c’est également un bon moyen de se laisser surprendre par des endroits familiers. A la faveur d’un rayon de soleil ou du bruissement du vent, ils vous révéleront tous leurs secrets.