Vancouver, à ne pas confondre avec l’île de Vancouver située dans le détroit de Géorgie, a dû apprivoiser un territoire dominé par les Rocheuses canadiennes et bordé par l’océan Pacifique. Un défi pour celle dont l’agglomération compte plus de 2 millions d’habitants, soit la plus peuplée de l’Ouest canadien. Forte d’une longue tradition écologique, la ville a lancé, en 2009, un vaste plan d’action visant à préserver l’harmonie entre les hommes et la nature : « Greenest city ». Comprenez « la ville la plus verte ». Une ambition que Vancouver concrétise chaque jour un peu plus.

Un plan d’action en trois parties

Pour s’imposer comme la mesure étalon en matière de ville durable, Vancouver s’est fixé dix objectifs, répartis en trois grandes catégories. Première, et non des moindres, la lutte contre les gaz à effet de serre. Dans sa ligne de mire ? Les énergies fossiles, très polluantes, que la ville remplace par les énergies renouvelables aussi bien dans les domaines des transports que de l’habitat. En 2020, toutes les nouvelles constructions devront être « zéro carbone ». Seconde mission, la chasse aux déchets. La capitale de la Colombie-Britannique compte les réduire de moitié. Recyclage et compostage s’imposent désormais comme des gestes du quotidien. Enfin, Vancouver mise sur le développement d’une économie verte, limitant l’importation d’aliments par bateaux ou camions au profit de sa propre production. Les jardins ont fleuri aux quatre coins de la ville pour le plus grand plaisir des habitants, qui goûtent aux saveurs d’une alimentation locale.

Des résultats déjà encourageants

Vancouver voit la vie en vert depuis 2015. Bonne élève, la ville a déjà atteint 80 % de ses objectifs principaux. C’est notamment le cas pour la mobilité douce. Celle qui prévoyait que la moitié des déplacements se feraient en transports en commun, à pied ou à vélo, y est parvenue avec cinq ans d’avance. Un challenge relevé haut la main grâce à un quadrillage de l’espace urbain tourné vers le développement durable. Plus de 275 km de pistes cyclables, une flotte de bus électriques ainsi que trois rames de métro sillonnent la ville. Pour autant, pas question de se reposer sur ses lauriers. Vancouver a déjà identifié 50 nouvelles actions à mener. Et la Canadienne voit loin puisqu’en 2050, elle envisage de ne consommer que des énergies renouvelables. Le rendez-vous est pris !